L'emploi des Travailleurs Indochinois était soumis à l'acceptation préalable par l'employeur d'un cahier des charges. Venait ensuite la signature d'un contrat de mise à disposition qui précisait les conditions particulières à la mission.

Pour coller à l'évolution de la situation, ce cahier des charges évoluera à plusieurs reprises, afin de permettre une utilisation des travailleurs par d'autres employeurs que les industries de guerre. Six cahiers des charges furent successivement élaborés dont les trois premiers répondaient à cet objectif. Le premier, du 2 décembre 1939, permettait la mise à disposition des travailleurs à des établissements de l'Etat. Le suivant, du 2 février 1941 autorisait les entreprises publiques et privées à contracter avec la M.O.I. Enfin, le 11 décembre de la même année, c'est au tour des services départementaux et communaux, des services militaires et de l'Air de pouvoir utiliser les compagnies.

Les principaux points contenus dans ce cahier des charges concernaient l'organisation de leur emploi (durée du travail, transport ou hébergement des travailleurs).

Concernant les "salaires", aucun versement direct ne devait être fait au travailleur. L'employeur versait à l'Etat une somme prévue au contrat de mise à disposition, somme que le Service de la M.O.I. utilisait pour subvenir à l'entretien des travailleurs, en particulier l'alimentation, l'habillement, la gestion administrative, etc... et pour leur verser des "avantages pécuniaires" (prime de travail, allocation journalière, pécule, indemnité de famille).