Les militaires indochinois Qu'ils soient appelés annamites, tonkinois ou indochinois, les tirailleurs étaient des militaires et ne sont pas le sujet principal de ce site. Ce choix ne résulte pas d'un quelconque ostracisme vis à vis d'eux car ils méritent sans l'ombre d'un doute une place de choix dans notre mémoire. Deux considérations dictent notre conduite. Tout d'abord ce site est inspiré par le souvenir du père de son créateur qui était un travailleur. Ensuite, d'un point de vue technique, les documents relatifs aux tirailleurs sont beaucoup plus faciles à trouver du fait de l'administration militaire et de ses archives très complètes. L'urgence, si l'on peut dire, concerne la recherche de documents au sujet des travailleurs car il n'y a pas de centralisation réelle et suffisamment complète à leur sujet. Il est donc urgent d'entendre les derniers témoins et d'inciter leur descendance à préserver cette mémoire. Le parcours des tirailleurs revêt pourtant bien des points communs avec celui des travailleurs civils, à tel point qu'il est parfois difficile de distinguer les uns des autres. - une histoire parallèle en temps et en lieux, Mieux encore, le Service de la M.O.I. (Main d'œuvre Indigène, Nord Africaine et Coloniale) prendra en charge la gestion de certains militaires coloniaux démobilisés et désarmés après l'Armistice. Les tirailleurs indochinois, regroupés avec d'autres coloniaux, malgaches notamment, dans des G.M.I.C.R. (Groupements de Militaires Indigènes et Coloniaux Rapatriables), en attente de possibilités de transport pour rejoindre leurs pays, seront mis au travail au sein de compagnies de travailleurs qui porteront une numérotation recoupant en partie celle des compagnies civiles et séjourneront souvent à proximité de leurs compatriotes. On peut dire que les deux composantes indochinoises auront connu un sort commun, hormis les périodes de combat (Campagne de France, Résistance, Indochine).
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